EMBRYONIC CELL, quel étrange nom pour un groupe…Et quelle audace, incarnant une marque au plus profond de l’être, au sein même du berceau de la création.
Le premier album, chroniqué par mes soins, était une hymne à l’errance avec des musiques enivrantes de part leur état. Ce premier album était intime de part sa froideur, teintée d’un bleuté tendant vers un gris pâle des plus crades en terme d’ambiance.
Il ne faut pas aborder cet opus comme le premier car ils n’ont rien en commun si ce n’est leur son. BLACK SEAS est beaucoup plus mélodique que le précédent (Before the Storm)… Pour donner une petite impression de ressemblance, je dirais qu’il s’agit d’un mélange d’Enthroned voir de Nehemah pour cette foi malsaine et ce côté rituel… Une sorte de mixe musical dans un esprit old Cradle of Filth pour son ambiance verte et un jeu dur dans une veine très Dimmu ou Naglfar.
Cet album et plus groové que le précédant, on sent ici une envie de remplir des salles de concert et de faire bouger tout ce petit monde. On ressent un feeling dans le placement du chant, une théâtralisation de l’ensemble avec un ameublement d’arpèges de basse et de plages symphoniques (trop évidentes à mon goût mais bien venues), de plages décalées de basse mi tempo encerclées de guitares vives, enrobées de clavier, le tout tenant en équilibre sur un tapis de double pédale ultra rapide… et ce piano à la panoramique croisée vous retourne le cerveau !
Comme je l’ai annoncé au début, Black Seas est un tout autre album que le précédent. Les textes parlent de H.P. Lovecraft et de R. Howard traitant de la face cachée de l'entité humaine. La musique est plus mélodique (je le redis). Nous somme là dans un autre monde... Malgré tout Black Seas est un très bon cd dans l’ensemble, notons tout de même un désagréable cliquetis de médiator et une caisse claire dérangeante…
L’ambiance générale est teintée de vert dégoulinant au plus profond de vos sens et vous touchant en profondeur. Il ne vous suffit que de l’écouter et de l’absorber pour vous retrouver investi d’une aura luminescente de gloire, d’humilité et de fierté… et c’est cela : cette franchise, cette humilité profonde la véritable signature d’EMBRYONIC CELL, cette même franchise qui m'avait séduit dans leur précédant opus.
Sanctuaria
This you can trust
Azathoth
Under the sea
To see it was to die
My cimméria
Echoes of the forgotten city
The liar,
Black seas
Nothing cares
Torment of the last lord
Because of my sins